Maurice Kouakou Bandaman à l’honneur : écrire, c’est se libérer

Mercredi 29 avril 2026. À l’Université Félix Houphouët-Boigny, la conférence spéciale du SILA consacrée à l’auteur à l’honneur attire du monde. Étudiants, passionnés de littérature, acteurs culturels. La salle est pleine. Maurice Kouakou Bandaman est attendu.

Après les mots de bienvenue du Dr Paul Agoubli, Directeur scientifique du SILA, et du Professeur Adama Coulibaly, Doyen de l’UFR Langues, Littératures et Civilisations, l’ancien Ministre de la Culture et de la Francophonie prend la parole. Ce qui suit ressemble moins à une conférence qu’à une conversation. Franche, profonde, sans protocole inutile.

Sur son secret pour écrire malgré un agenda chargé, la réponse fuse, directe : « Écrire est ma vocation. Je ne me sens pas bien lorsque je n’écris pas. L’écriture nous permet de nous libérer de tous nos démons. »

Aux jeunes qui aspirent à devenir auteurs, il adresse un conseil simple et sans détour : « Devenez de grands lecteurs. Vous ne pourrez être de grands écrivains si vous n’êtes de grands lecteurs. », conseille-t-il.

Dans la salle, l’impact est visible. Yrablahi Evrard, étudiant en licence 3 de Lettres modernes, ne cache pas son enthousiasme. Il souhaite que le SILA reconduise cet événement chaque année, tant il le juge précieux pour les étudiants de sa filière.

La conférence (qui en est à sa quatrième édition) est une initiative conjointe du SILA et de l’UFR Langues, Littératures et Civilisations, pensée pour célébrer les auteurs ivoiriens et promouvoir la lecture. Elle s’acheve à 12h10 sur la présentation de la dernière parution de Maurice Kouakou Bandaman, Sœurs esclaves. Cet ouvrage est Grand Prix littéraire Bernard Dadié 2026.

Mariam El Bouchra Bandé
Photo : Julien N’Da

Categories: ,

Laisser un commentaire