Au SILA, le Liban et la Côte d’Ivoire se retrouvent dans les mots

Jeudi 30 avril 2026. À l’École Doctorale du Pôle Scientifique d’Innovation de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Bingerville, une conférence spéciale du SILA réunit universitaires, éditeurs et écrivains autour d’une question simple : comment les livres circulent-ils dans l’espace francophone ?

La salle est animée bien avant l’ouverture officielle. Dès 08h30, le Professeur Louis Obou, responsable du laboratoire L.A.C.I.L, échange avec les doctorants présents sur la confiance en soi. Une façon de préparer les jeunes chercheurs à tenir leur posture intellectuelle face aux grands noms qui s’apprêtent à prendre la parole.

À 09h45, la conférence s’ouvre par la lecture d’un récit. Autour de la table : Salma Kojok et Hyam Yared, romancières, Georgia Makhlouf, journaliste et universitaire, et Charles Pémont, Président des éditeurs de Côte d’Ivoire.

Les échanges portent sur la circulation du livre et ses blocages. Charles Pémont dresse un tableau rassurant : « 45 maisons d’édition professionnelles en Côte d’Ivoire, aucun problème de censure ». Un secteur qui se structure.

Mais c’est Salma Kojok qui offre le moment le plus fort de la matinée. Elle lit une page de Noir Liban. L’histoire de Maïmouna, née d’un père libanais et d’une mère ivoirienne. Entre les deux rives, une famille. Entre les deux pays, une littérature qui fait le pont.

Georgia Makhlouf referme la conférence sur une phrase qui dit tout : « La force de la littérature est de rassembler. »

Julien N’da Koffi

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